mardi 22 novembre 2016

Il nous reste le ciel- Chloé Bertrand

Il y a des livres dont on entend parler longtemps avant de pouvoir les lire. On les attend, comme une petite friandise secrète dont personne n'est encore au courant. C'est ainsi que s'est passée ma première rencontre avec Il nous reste le ciel Tome 1 de Chloé Bertrand.


4ème de couverture : Ils s’appellent Kiran, Matthew, Tobias et Charly.
Ils ont quatorze, vingt, dix et seize ans.
Ils vivent en Inde, en Australie et dans l’Utah.
Ce sont des enfants du même monde, un monde où soudain, tout va mal. Tornades, tsunamis, inondations – le dérèglement climatique brutal est à la hauteur de l’inconscience qui l’a précédé, et les conséquences sont cataclysmiques.
Pris dans la tourmente et livrés à eux-mêmes, tous les quatre vont se lancer dans une longue errance, fuyant territoires hostiles et folie humaine, à la recherche de leur famille, de lieux plus sûrs et, par-dessus tout, de l’espoir qu’une vie heureuse est encore possible, quelque part.


Les romans de fin du monde, je ne vous mentirai pas en disant que c'est un genre que j'apprécie. J'attendais donc beaucoup de celui-ci même si je me méfie souvent des romans choraux : il n'est pas toujours facile de donner véritablement une voix à chacun et parfois la narration est trop éclatée. Rassurez-vous tout de suite : ce n'est pas le cas ici !
Chaque personnage a une personnalité bien marquée. A part peut-être Kiran, qui me semble un peu en retrait par rapport à ses comparses. Il prend plus d'ampleur quand ce sont les autres qui parlent de lui que quand il s'exprime. C'est peut-être aussi qu'il est moins "grande gueule" que ses amis. Ou tout simplement que cette vois plus "plate" correspond bien à son caractère un peu timide et effacé.
La force de ce roman, ce sont en effet ses personnages. On s'attache à eux, à la quête impossible de Matthew, aux souffrances de Charly, à la douleur de Tobias... Ils sont jeunes. Alors ils ne cherchent pas d'explications aux phénomènes naturels qui les touchent. Personne n'en a, de toute manière. Ils se contentent de les vivre, de tenter de survivre alors que leurs repères sont aussi ténus que la semelle de leurs baskets après tous les kilomètres parcourus. Et j'ai été emportée avec eux.
Parfois, je me disais "c'est un peu trop"... mais au fond ce n'était pas important. Je voulais juste passer plus de temps avec eux. C'est étrange d'ailleurs, parce qu'il se passe à la fois de nombreux événements et de longs moments d'attente dans ce récit, qu'il y a des retours en arrière qui m'ont dérangée... mais que je n'ai pas lâché le livre jusqu'à la fin.


vendredi 27 février 2015

Un tour dans le jardin

Le printemps s’annonce… Si, si, j’en ai la preuve

jardin

Voilà ce que je vois en me promenant dans mon jardin !

jeudi 26 février 2015

Un petit col pour l’hiver

Histoire de tenir chaud à ma gorge fragile, et de changer des écharpes, je me suis tricoté un petit col Tudora

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Il est chaud, un peu plus long que sur le modèle, pour bien couvrir le cou… et rapide à faire

lundi 5 janvier 2015

Une petite poupée chasse l’autre

Il y a… quelques années de cela, j’avais tricoté une première poupette pour mon aînée… Il était temps que la cadette reçoive la sienne :

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dimanche 4 janvier 2015

samedi 13 décembre 2014

Elle aussi

Tout le monde a droit à son gilet… y compris la petite citrouille qui a eu un joli gilet rayé sur le modèle de celui tricoté pour sa soeur, et en utilisant uniquement le reste des pelotes. J’en suis plutôt contente… et elle aussi, vu qu’elle veut le porter tout le temps !

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mardi 9 décembre 2014

La lettre qui allait chanter le destin...

Je ne lis pas que des livres jeunesse... De temps en temps, je lis aussi des livres historiques ou, longtemps après tout le monde, des livres qui ont eu du succès... Comme La lettre qui allait changer le destin d'Harold Fry arriva le lundi

 Couverture La lettre qui allait changer le destin d'Harold Fry arriva le mardi...
4ème de couverture :
Jeune retraité à la vie bien rangée, malmené par une épouse exaspérée par le moindre de ses gestes, Harold Fry reçoit un matin une lettre de Queenie, une vieille amie perdue de vue qui lui annonce sa mort prochaine. Une lettre à laquelle Harold s’empresse de répondre mais qu'il ne postera jamais. Mû par l'intuition qu’il doit remettre cette lettre en main propre à son amie et que, tant qu’il marchera, elle vivra, sans boussole ni carte, sans téléphone ni chaussures de marche, Harold entame une traversée de près de 1 000 km à travers l'Angleterre.
L’occasion pour lui de réfléchir sur sa vie : son enfance douloureuse entre un père alcoolique et une mère absente, sa relation avec sa femme, Maureen, et leur première rencontre, ses rendez-vous manqués avec son fils David, sa vie professionnelle ratée, l’alcool, Queenie... Le destin d’un homme ordinaire prêt à traverser à pied un pays tout entier sur la seule certitude qu’il peut par ce geste sauver son amie.




 Je vais vous épargner le suspens : j'ai plutôt apprécié cette lecture. J'ai bien aimé cet homme à la retraite qui, presque par hasard, se met à réfléchir sur la vie, le sens des choix que nous faisons, le matérialisme... Et puis cette promenade à pied en Angleterre est assez revigorante (elle m'a même donné envie de me remettre aux randonnées)
Le livre contient pourtant également des longueurs, la fin se traîne un peu, comme si l'auteur ne se décidait pas à abandonner son personnage. En même temps, ce rythme suit aussi celui suivi par le personnage, qui tourne en rond et hésite avant d'atteindre la fin de son chemin. Il y a donc une logique dans l'avancée de l'action, dans le cheminement suivi.

Pour tout dire, ce livre m'a fait penser à cet extrait du film Forrest Gump dans lequel le héros se met à courir et est imité par de nombreuses personnes qui ne comprennent même pas vraiment les raisons qui le poussent à agir de cette manière. Il se passe presque exactement la même chose dans le livre